- Bonjour Romantic. Te voila réveillé d’une longue léthargie ?
- Oui, avec l’arrivée du printemps, je me suis remotivé. Il est temps de reprendre en main le blog, surtout que vient de débuter le 7ème festival de guitare en Picardie.
- Ça a commencé hier je crois.
- C’est exact.
- Alors tu as de choses à nous raconter.
Oui, j’ai passé un moment
formidable. Sous un soleil agréable et dans la campagne qui commence à se parer
de multiples verts, au volant de ma petite voiture, j’ai pris le chemin de la
forêt de Saint-Gobain. J’ignorais alors que le sire de Coucy donnait une de ces
fêtes dont il a le secret. Des milliers de manants se dirigeaient vers la
forteresse au moment de mon passage. Une demi-heure pour traverser la ville,
sans pouvoir faire demi-tour ! Coucy à la merveille qu’ils disaient.
La merveille pour les
guitaristes, musiciens et autres mélomanes, c’était à Saint-Gobain qu’il
fallait la trouver.
La salle de concert est une salle
de cinéma « à l’ancienne » dirais-je, les tentures sont un peu
passées, mais l’ambiance reste feutrée. La salle est spacieuse, on a de la
place pour allonger les jambes. Le public est un peu sporadique mais d’une
grande qualité d’écoute. Si on n’a pas la quantité, on a la qualité. Il y a une
scène, c’est confortable pour bien observer les musiciens.
Les musiciens justement, il s’agit
du quatuor Ségovia qui comprend 3 musiciens et … 1 musicienne. (Merci de rire
ici, car je trouve ça drôle). Un son formidable et je ne dénierai pas la
présentation du programme qui parle d’un son chaud, d’une maîtrise technique et
musicale, j’ajouterai absolue, d’une homogénéité que je taxe de remarquable
pourquoi ne pas dire extraordinaire. (Je sais de quoi je parle, car j’ai déjà essayé
de jouer un morceau en quatuor, on a vraiment du mal à arriver à la fin tous en
même temps.) Sans parler de la
complicité et d’un enthousiasme sans pareil.
Enthousiaste, je l’ai été. J’ai
été emporté par la musique, planant à 10 mètres au dessus du sol. Une expérience
inoubliable. Epoustouflé par la perfection du jeu et l’âme du quatuor qui est
indéniablement présente, sans faiblir pendant toute la durée du concert devant
un public recueilli. Une atmosphère mystique.
Un répertoire très étendu dans le
temps de Pachelbel en passant par des concerti de Vivaldi, la pavane pour une
enfante défunte de Ravel, Boccherini, Granados, j’en oublie, et la fin avec l’incontournable
Libertango de Piazzolla Tout cela reste classique et sans surprise me
direz-vous ! L’interprétation magistrale et la transcription d’une
extraordinaire qualité nous enlève tout sentiment de frustration en ce qui
concerne le besoin de découvrir des nouveautés.
Jean-Laurent Calvin qui présentait
les morceaux, a insisté à plusieurs reprises sur le travail de transcription,
car évidemment, chaque pièce étant des partitions d’orchestre ont été retravaillées
par le groupe pour l’adapter au quatuor de guitares.
Sous un air sérieux et grave, Jean-Laurent nous
cache un humour hypocoristique. Il prétend que les guitaristes passent les ¾ du
temps à s’accorder et le reste à jouer faux ! Pour ma part je prétends le
contraire, j’accorde ma guitare pendant ¼ du temps et le reste je joue faux et
sans rythme pour être cohérent.
Par contre en se rendant sur le
site du quatuor ou sur leur page Facebook, on voit qu’ils sont moins forts pour
la communication. Sur leur site les liens ne fonctionnent pas et rien n’est à
jour. Les musiciens que nous avons écoutés ce 5 mai 2013 sont de gauche à
droite :
Inès Martinez mais avec les
cheveux courts ou un chignon, je n’y connais rien en coiffure, en tout cas un
son de guitare puissant et cristallin, je pense que sa guitare est de
construction moderne si ce n’est différente des autres.
Jean-Laurent Calvin qui doit être
le chef d’orchestre.
Ange Gilles que je ne reconnais
pas sur la photo car il portait la barbe et il me semble qu’il n’avait de lunettes.
Christophe Baudoin très impressionnant
dans les parties de basses mais aussi en soliste.
C’est dommage, je n’ai pas osé
aller discuter avec les musiciens après le spectacle, tant ils se sont dissimulés
prestement dans les coulisses. Il va falloir que je sois plus hardi la
prochaine fois, si je veux alimenter mon blog et aussi ne pas oublier mon appareil
photos.
- Voila Prudence, la prochaine fois je d’emmènerai. - Un jour on jouera Libertango dans la rue assis sur le trottoir !
